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Un commentaire a été ajouté par MarieMichele :

« En octobre 1942, Maurice Richard signait son premier contrat en tant que joueur de hockey professionnel avec Le Canadien de Montréal. Il connaît un début de saison prometteur, mais se brisa une jambe après seulement 16 rencontres. La saison suivante, certains commençaient à se demander s’il était assez solide pour résister aux rigueurs de la LNH. Le calendrier 1943-1944 devait faire taire les critiques. Richard inscrivit 32 buts en saison régulière, un record d’équipe pour une recrue qui tient encore aujourd’hui. Il en ajouta une douzaine lors des séries alors que le Tricolore remporta la coupe Stanley pour la première fois en 13 ans. D’année en année, Richard se retrouvait parmi les meilleurs marqueurs de la ligue. Les performances du Rocket en séries étaient même supérieures à son rendement en saison régulière. Plus l’enjeu était grand, mieux il jouait. Parallèlement, par le biais d'articles de journaux, il a incité les dirigeants de la LNH à éliminer leurs comportements discriminatoires vis-à-vis des joueurs de langue française. Pour les Canadiens français, Maurice Richard était un symbole qui dépassait le monde du sport. Phénomène de société, il représentait l'image du francophone dominant dans un monde anglophone. Malgré lui, ses exploits sportifs revêtaient un aspect politique pour plusieurs. Dans une société québécoise alors dominée politiquement et économiquement par des intérêts anglophones, à une époque aujourd'hui appelée la Grande Noirceur, il apparaissait aux yeux de beaucoup comme un symbole de réussite et de revanche. L'émeute « Maurice Richard » Le 13 mars 1955 à Boston, Maurice Richard en vint aux coups avec Hal Laycoe des Bruins de Boston. Un juge de ligne tenta à trois reprises de maîtriser Richard, tandis que son adversaire le frappait. À la troisième tentative, Richard fut retenu par les épaules et le cou tandis qu'il recevait des coups au visage. Il se retourna et frappa le juge qui l'avait mis dans une position dangereuse. Il s'ensuivit une courte enquête disciplinaire au terme de laquelle le président Clarence Campbell suspendit Maurice Richard pour le reste de la saison. Plusieurs insinuèrent alors qu'il avait été jugé et condamné d'avance. En dehors du monde du sport, dans le contexte de l'époque, les canadiens-français n'étaient pas respectés du tout par leurs employeurs anglophones et parfois congédiés sans raison. Les partisans montréalais furent enragés par ce qu'ils considéraient comme une injustice commise par un président anglophone envers leur héros et leur équipe francophones. Le 17 mars, les Canadiens de Montréal se mesuraient aux Red Wings de Détroit, l'équipe qui bataillait pour la première place. Le président Campbell fut bombardé d'œufs, de tomates et de pièces de monnaie par la foule survoltée quand il vint pour prendre possession de son siège au Forum de Montréal. Au moment où un inconnu tenta de le frapper, une bombe lacrymogène explosa dans l'enceinte du bâtiment, forçant son évacuation. Les gens se mirent à fracasser les vitrines et à saccager autos et commerces de la rue Sainte-Catherine et des rues environnantes, causant pour plus de 100 000 dollars canadiens de dommages. L'émeute Maurice Richard est entrée depuis lors dans la mémoire collective des Québécois, étant perçue par plusieurs comme étant l'événement qui a mené à la Révolution tranquille. Au moment de sa retraite, Maurice Richard était le meneur de la LNH avec 544 buts et 965 points en carrière en saison régulière. Ses 82 buts lors des éliminatoires représentaient également un sommet à l’époque. Le numéro 9 que s’était approprié Maurice Richard fut retiré et élevé au plafond du Forum le 6 octobre 1960. Le Temple de la renommée du hockey passa outre la période d’attente habituelle de trois ans et Richard fit son entrée parmi les immortels dès 1961. En 1999, la LNH présenta pour la première fois le trophée Maurice-Richard au meilleur buteur de la saison. Le monde du hockey se retrouva en deuil suite au décès de Richard en 2000 alors que des milliers d’amateurs défilèrent devant son cercueil afin de lui rendre un dernier hommage. Il eut droit à des funérailles nationales télédiffusées, une première pour un athlète canadien. Sources : http://notrehistoire.canadiens.com/player/Maurice-Richard et Wikipedia »

Un commentaire a été ajouté par fantomas :

« Ouais, c'est quelque chose. On en veut d'autres! »

Un commentaire a été ajouté par glenmars :

Un commentaire a été ajouté par mononcletiguy :

« Moi j’ai les émotions à fleur de peau ce matin... Cette vidéo me rappelle aussi pourquoi je suis fier d’être Québécois… Très bien fait. »

Un commentaire a été ajouté par astroboy :

« J'adore voir la réaction de Ron Fournier! »

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