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« On associe l’origine de notre fête nationale à une coutume très ancienne, à la fois païenne et religieuse: célébrer le solstice d’été. Autour du 21 juin, on honorait le soleil, source de vie et on rendait hommage à la puissance créatrice des divinités. Avec la chrétienté apparaît en Europe la fête de St-Jean, le 24 juin. Étant elle aussi fête de lumière, elle se fusionne naturellement aux célébrations du solstice. Pour l’occasion, feux de joie, rondes, danses populaires et processions sont de mise! Aux premiers temps de la Nouvelle-France (au XVIIe siècle), le patron assigné à la colonie est St-Joseph, célébré au mois de mars. Plusieurs éléments traditionnels de France se greffent cependant aux coutumes locales, dont la fête de la St-Jean qui devient bientôt plus populaire encore que la St-Joseph. Elle est adoptée comme fête patriotique des Canadiens français autour des années 1840 et le Pape Pie X leur accorde St-Jean-Baptiste comme nouveau patron en 1908. Le 24 juin devient jour férié à compter de 1925, par la législature de Québec, tandis que le drapeau à l’effigie de fleurs de lys est officiellement adopté en 1948. En 1977, la St-Jean-Baptiste est proclamée fête nationale des Québécois par le gouvernement provincial. Source : À la découverte de notre fête nationale, Hélène de Carufel, Corporation des Fêtes du 24 juin, 1980. Lisez l'article de blogue de Marie Brunette en lien avec ce webépisode au lien suivant: http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/historiens/23040/bonne-fete-quebec »

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« Le défilé de la Saint-Jean-Baptiste... Tous les peuples fêtent le solstice d’été, autour du 21 juin, par un feu de joie. Pour une nation francophone et catholique, l’événement s’est transformé en fête religieuse. Le 24 juin, on fête saint Jean-Baptiste, le symbole tout indiqué pour représenter la francophonie canadienne et célébrer le début de l’été par un grand feu de joie. En 1843, en pleine période de trouble, un jeune éditeur Ludger Duvernay fonde la Société Saint-Jean-Baptiste, pour défendre la langue française. Et, depuis 1948, on décore les maisons, les rues des villages et des villes de drapeaux fleurdelisés. À Montréal, la rue Sherbrooke devient un immense terrain de festivités, dont l’attrait principal est la parade. Nos films vous font découvrir l’évolution de ces défilés : du petit saint Jean blond et bouclé, armé d’un bâton de berger, son petit mouton à ses pieds, jusqu’au saint Jean Baptiste plus grand que nature, dans la tradition des hommes forts du Québec! Événement familial très prisé, le défilé rassemble le long de son parcours toute la famille, les amis, la parenté. Les chaises pliantes, les enfants sur les épaules de papa… et les papas s’en donnent à cœur joie, filmant tous les clowns, majorettes, chars allégoriques et personnalités connues du monde artistique, sportif et politique. Les chars allégoriques, d’ailleurs, sont souvent des tableaux glorifiant le passé religieux et agricole de la nation québécoise. Certaines années furent plus houleuses… Par exemple, en 1968, la veille d’élections fédérales et avec Pierre Elliot Trudeau à l’estrade d’honneur, les manifestants indépendantistes le prirent pour cible en raison des sa position anti-séparatiste. Des projectiles furent lancés en direction des dignitaires et une altercation majeure entre les policiers et les partisans indépendantistes se termina par 290 arrestations, (parmi eux Tex Lecor et Reggie Chartrand – Chevaliers de l’indépendance, et Pierre Bourgault, du Rassemblement pour l’indépendance nationale - RIN) et plus de 125 blessés. Les choses s’envenimèrent, la foule pressée le long de la rue Sherbrooke fut rapidement incontrôlable, des autos renversées et incendiées. Des émeutes éclatèrent, on appela cette journée le «Lundi de la matraque». Mais le défilé reste pour beaucoup de Québécois, un moment fort de l’année, surtout depuis que cette journée est fériée : pas en l’honneur de saint Jean, mais bien pour souligner notre appartenance à la langue française et affirmer notre identité. »

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« Vous retrouvez l'article de blogue en lien avec ce wébé dans le blogue aussi... au lien suivant! http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/blogue/23196/la-petite-histoire-d-une-grande-fete »

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« L’histoire de la fête nationale, c’est l’histoire du Québec, c’est notre histoire, c’est notre identité! La fête nationale, c’est aussi des symboles, des faits marquants. En voici quelques-uns! Le petit saint Jean-Baptiste et son mouton Un symbole bien présent de la fête nationale, c’est le petit saint Jean-Baptiste que l’on retrouve avec son mouton lors des défilés traditionnels. Cette coutume date de 1866. C’est un tailleur de Québec, Alfred Chalifoux, qui a eu l’idée d’introduire dans la procession du 24 juin, un garçon représentant le petit Jean-Baptiste. Saint Jean-Baptiste était considéré en France comme le protecteur des bergers, qui étaient souvent à cette époque, des enfants. L’animal symbolise le Christ, l’agneau de Dieu. La tradition d’inclure un petit saint Jean-Baptiste dans le défilé a perduré jusque dans les années 60. Le drapeau Au début du 20e siècle, la nécessité d’adopter un drapeau national pour représenter les Canadiens français se fait sentir. Le 21 janvier 1948, sous le gouvernement de Maurice Duplessis, le fleurdelisé devient le drapeau officiel du Québec. La croix blanche du drapeau représente la foi catholique. La couleur bleu azur symbolise la fidélité et la persévérance. La fleur de lys est le symbole de nos origines françaises. Le fleurdelisé tire son origine d’un drapeau nommé Carillon, fruit de l’imagination d’un curé de Saint-Jude près de Saint-Hyacinthe, l’abbé Elphège Filiatrault. Je me souviens La devise «Je me souviens» date de 1883 et est le fruit d’Eugène Étienne Taché. Taché avait conçu la décoration de la façade de l'Hôtel du Parlement à Québec, une façade représentant les Amérindiens, les explorateurs, les missionnaires, les militaires et les administrateurs publics du Régime français et du Régime anglais. Eugène Étienne Taché a par la suite décidé d’y inscrire une devise de son cru: «Je me souviens». Malheureusement, il n’a jamais écrit sur papier l’explication précise de sa devise, mais Ernest Gagnon, qui a bien connu Taché, raconte que la devise résume la raison d’être du Canada de Champlain et de Maisonneuve comme province distincte dans la Confédération. La devise se retrouve sur les plaques d’immatriculation des véhicules automobiles depuis 1978, remplaçant ainsi le slogan «La belle province». Émeutes de 1968 Le monde entier est en ébullition et le climat est à la contestation en 1968. Le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, quant à lui, se déroule sur la rue Sherbrooke à Montréal et attire 400 000 personnes. La présence de Pierre Elliott Trudeau, Premier ministre du Canada, irrite plusieurs participants. On dénonce l’aberration d'inviter un homme qui ne reconnaît pas la nation québécoise à célébrer sa propre fête nationale. C’est un drapeau canadien brandi par un spectateur qui met le feu aux poudres et engendre les affrontements avant même le début du défilé. Puis une bouteille vide est lancée sur l’estrade d’honneur en direction du Premier ministre Trudeau et les fameuses tomates. Un vent de panique s’installe, les policiers refoulent brutalement les émeutiers. Les émeutes de 1968 feront 292 arrestations, 123 blessés, 12 auto-patrouilles brûlées, six chevaux blessés et la suspension de Claude-Jean De Virieux, journaliste à Radio-Canada, qui avait osé exprimer son indignation sur les ondes et décrire le défilé comme étant le «lundi de la matraque». Trudeau n'est jamais revenu célébrer la fête des Québécois. Communautés culturelles Dans les années 30, Montréal devient une ville de plus en plus cosmopolite et les différentes communautés culturelles commencent à participer aux festivités. Sur le film proposé avec ce texte, vous verrez justement le char allégorique des Japonais de Montréal lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste de 1958! Sources : La fête nationale du Québec – Un peuple, une fierté (Daniel Chartier et Catherine Vaudry) Ministère des Affaires culturelles, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Le Devoir - L'émeute qui a transformé la Saint-Jean-Baptiste en fête nationale 21 juin 2003 »

 
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