Un commentaire a été ajouté par MarieMichele : 06 avril 2010
« Femmes et politique : patience et longueur de temps… La place actuelle qu’occupent les femmes dans la sphère politique canadienne s’est gagnée de haute lutte. Dès la fin du 19e siècle, plusieurs regroupements féministes ont dû faire entendre leur voix, tels que le Toronto Women's Literary Club, créé en 1876 par la première femme médecin du Canada, Emily Howard Stowe. Leurs revendications soutenues et obstinées – quoique plus tempérées, semble-t-il, que celles des féministes britanniques - s’étendront bientôt d’une province à l’autre, bien le gouvernement fasse la sourde oreille. C’est au fil des ans, par « l’éducation » du public et en cherchant appui auprès de divers groupes influents que les suffragettes obtiendront de véritables changements. Ce sont les Manitobaines qui, les premières, obtiennent le droit de vote aux élections provinciales, en 1916. La Saskatchewan et l’Alberta suivront la même année, puis la Colombie-Britannique et l’Ontario en 1917 et ainsi de suite. Le Québec sera le dernier à emboîter le pas, en 1940, en partie grâce à la réformatrice Thérèse Casgrain. Par ailleurs, toutes les citoyennes canadiennes âgées de 21 ans et plus ont acquis le droit de vote aux élections fédérales le 24 mai 1918. Le 14 décembre 1961, Marie-Claire Kirkland-Casgrain devient la première femme élue à l’Assemblée législative du Québec, par une incontestable majorité de 50 000 voix! Lisez l'article de blogue Marie Brunette en lien avec ce webépisode au lien suivant: http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/historiens/23269/femmes-et-politique-patience-et-longueur-de-temps »
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