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Un commentaire a été ajouté par MarieMichele :

« Déblayer les rues à la main Avant l’apparition de l’automobile au début XXe siècle, les problèmes de circulation causés par la neige en hiver pouvaient en partie être surmontés par le recours à des carrioles munies d’un fond plat ou de patins, plus pratiques que des roues sur la neige ou sur la glace des rivières. Lorsque nécessaire, le déblayage pouvait prendre la forme de corvées réunissant les habitants d’une communauté pour déblayer un chemin à l'aide de pelles et de pioches et évacuaient la neige dans des traîneaux tirés par des chevaux. Certaines municipalités embauchaient également des équipes de pelleteurs. La généralisation des véhicules à moteur (et sur roues!) a rendu encore plus problématique l’enneigement des rues et des chemins. On a d’abord doté des camions d'une étrave à l’avant en guise de chasse-neige, une solution toujours utilisée aujourd’hui, bien qu’avec un équipement moins artisanal. Dans les années 1920, un dénommé Arthur Sicard, réfléchissant à la meilleure façon de transporter vers les marchés pendant l’hiver le lait de sa ferme familiale de Saint–Léonard, l’actuel arrondissement montréalais alors situé en pleine campagne, s’inspira du principe de la batteuse à lame rotative utilisée pour la coupe et la récolte du blé, pour concevoir, entre 1925 et 1927, une souffleuse à neige à ventilateur autopropulsée (bref, une souffleuse!). Le premier exemplaire de la «Déneigeuse et souffleuse à neige Sicard» fut vendu à la ville d’Outremont en 1927. Montréal suivit l’exemple la même année. Désormais, les équipes d’hommes chargés de déblayer les rues en pelletant péniblement à la main la neige ensuite évacuée par camions, pouvaient compter sur l’appui de la nouvelle machinerie (ou encore se retrouver au chômage!). Mais celle-ci fut d’abord réservée aux principaux axes routiers et aux voix ferrées et il faudra attendre quelques décennies avant que sont usage ne se généralise. Ces images tournées en 9,5 mm à Montréal, possiblement dans les années 1930, rappelle l’ampleur et la difficulté du déblayage des rues à la pelle. Article de blogue de Yanic Viau disponible aussi au lien suivant:http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/historiens/22888/deblayer-les-rues-a-la-main »

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« Lisez l'article de blogue en lien avec ce webépisode au lien suivant! http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/rituels-quebecois/22579/la-tempete-du-siecle »

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« Partager La tempête du siècle Du 3 au 5 mars 1971, une tempête qui allait passer à l’histoire sous le nom de « tempête du siècle » s’abat sur le territoire québécois. La date que l’on retient est celle du 4 mars, la journée où la tempête est la plus forte, la plus spectaculaire que Montréal ait connu, enfouissant la ville sous près de 50 centimètres de neige et paralysant entièrement la ville durant de nombreuses heures. La circulation automobile et le transport en commun cessent. À certains endroits, des bancs de neige montent jusqu’au deuxième étage des immeubles. Des régions reçoivent plus de 80 cm de neige. Des Montréalais chaussent des skis de fond ou des raquettes pour se rejoindre et communiquer. À plusieurs endroits, la circulation ne peut se faire qu’en motoneige, parfois même par-dessus les autos complètement ensevelies sous la neige au beau milieu des routes. Des vents soufflant jusqu’à 110 km/h brisent les poteaux d’électricité et font tomber les câbles, privant d’électricité certains secteurs pendant dix jours. Le Club de hockey Canadien doit reporter une de ses rencontres au Forum, une première en plus d’un demi-siècle. Pas moins de 500 autobus étaient immobilisés dans la neige, dont plusieurs avec leurs occupants, lesquels y sont restés durant de longues heures. Il faudra 500 000 chargements de camion pour dégager les rues de la ville. La tempête fera 17 décès, au Québec, dont la plupart dus à des crises cardiaques. Nos films de famille témoignent de ce moment important de notre histoire. C’était une sorte de semaine de relâche: les écoles ont été fermées pendant plusieurs jours, et les enfants s’en donnaient à coeur joie! Pas de véhicules dans les rues et de la neige plus qu’il n’en faut pour jouer! Les films de famille nous livrent quelques moments frileux de cette spectaculaire tempête de neige. Les souffleuses à neige Au fil du temps, les techniques de déblayage de la neige se raffinent, on passe de la pelle taillée dans le bois au chariot tiré par les chevaux, puis les équipements plus sophistiqués mis au point par Arthur Sicard, inventeur de la souffleuse. Il vend son premier modèle à la ville d’Outremont en 1927. Un an plus tard, la ville de Hull lui en achète une, puis la ville de Wesmount, la ville de Montréal (1932), etc. La première souffleuse d’Arthur Sicard est construite sur le châssis d’un camion. Son fonctionnement rappelle celui de la moissonneuse-batteuse. Jusque dans les années 1950, ces engins ne furent fabriqués que pour les gros travaux de déneigement institutionnels tels ceux des routes et des chemins de fer. Beaucoup d’images d’amateurs subsistent de la fameuse «tempête du siècle» de 1971: l’événement avait frappé les esprits… et s’est gravé sur les pellicules, les films de famille en témoignent. Sources : Sites Web Archives de Radio-Canada et LCN National »

 
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