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Un commentaire a été ajouté par mariemichele : 06 avril 2010
« La danse du diable Acte structuré ou spontané, la danse est universelle : elle ressert les liens sociaux et se pratique au quotidien comme aux jours de fêtes. Le corps devient le messager de ce que la parole ne peut exprimer. À la fin du IIe siècle, soit peu après le début du christianisme, certains gestes de danse étaient intégrés aux offices religieux, symbolisant de l’espoir des fidèles de rejoindre le paradis. Au fil des siècles, plusieurs danses empreintes de spiritualité se pratiquaient dans un contexte religieux. L’Église proscrivait cependant les danses dites lascives, reliées au Diable. De façon générale, les autorités catholiques exigeaient que les fidèles n’expriment physiquement leur ferveur qu’en se contentant de mouvements discrets, dénués de toute connotation sexuelle et de tout débordement d’enthousiasme. Le clergé condamnait par ailleurs le contact prolongé entre les partenaires auquel incitaient par exemple la valse et la polka, deux danses dites scandaleuses, officiellement interdites en 1851. Bien sûr, le 20e siècle a été le théâtre de nombreuses vagues d’émancipation, en particulier chez la femme, et la danse n’a pas échappé à ce mouvement, malgré la résistance du clergé. Sources: La danse traditionnelle dans l'est du Canada: quadrilles et cotillon, Simonne Voyer, Presses de l’université Laval, 1986. William H. McNeill : L’art de marquer le temps : La danse et le drill dans l’histoire. Lisez l'article de blogue de Marie Brunette au lien suivant:http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/historiens/23037/la-danse-du-diable »
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Un commentaire a été ajouté par mariemichele : 06 avril 2010