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Un commentaire a été ajouté par mariemichele :

« Que d’amour! Que d’amour! Sur presque toutes les bobines de films, il y a des robes blanches, des bouquetières, des parents émus, des jeunes hommes tout endimanchés et des visages radieux. Le grand jour du mariage a été figé sur pellicule depuis les tout débuts du cinéma amateur. La journée où tout le monde est à son meilleur, «sur son 36», dit-on par chez nous. Toutes les étapes de la cérémonie sont filmées, ce qui met en évidence de nombreuses traditions, parfois centenaires. Par exemple, la mariée qui se tient à la gauche de son futur époux à différents moments de la journée est une tradition très ancienne. Elle remonte à l'époque où l'homme passait un drap sur la tête de la femme de son choix pour l’enlever : il devait parfois croiser le fer avec les hommes de la famille de l’élue ou d'autres prétendants : en tenant la mariée avec sa main gauche, il laissait sa main droite libre pour se servir de son épée. Les changements de société y sont également notables. Un véritable défilé de mode nous est offert : des sages robes de mariées en satin des années 30 jusqu’aux minirobes crochetées des années 60. Et que dire des mariages hippies! Dans les films plus anciens, les réceptions se font à la maison familiale à la campagne, puis ce sont les salles de réception dans les années 60 à 80. Les signes extérieurs de richesse sont éloquents: les films des familles italiennes, juives et anglophones montrent des mariages très élaborés avec limousines et décapotables s’allongeant en cortège à perte de vue. Les Canadiens français sortent aussi leurs plus beaux atours, mais les parures sont souvent plus modestes. Et dans toutes les noces, on s’embrasse, et on s’embrasse encore au son des cuillers qui tintent sur les verres! Suivent invariablement les films des voyages de noces, souvent aux chutes du Niagara, une tradition qui remonte au 19e siècle, et que les aubergistes et hôteliers ont su entretenir et exploiter en offrant de nombreuses «Honeymoon suite» à cette clientèle ciblée. Pour les moins fortunés, il y avait Québec, la Gaspésie, Montréal. Pour certains, le voyage de noces ne se faisait que plusieurs mois plus tard, surtout pour les nouveaux époux qui opéraient une ferme. D’autres événements associés au mariage sont également filmés, comme les «enterrements de vie de garçon», une tradition qui remonte au 17e siècle. À l’époque, c’était surtout une beuverie entre amis à l’auberge du village. Parfois, de fausses funérailles étaient organisées : un cercueil vide ou contenant des souvenirs du futur marié était transporté puis enterré ou jeté à l’eau. Il s’agissait de faire ses adieux au célibat. Lisez l'article de blogue de Guylaine Maroist en lien avec ce webépisode au lien suivant: http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/rituels-quebecois/22559/le-mariage-et-le-voyage-de-noces »

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