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Un commentaire a été ajouté par Yanic_Viau :

« Un draveur en pleine action Le personnage du draveur (déformation de l’anglais « driver »), est souvent perçu dans l’imaginaire collectif des Québécois comme un phénomène remontant à un passé « immémorial » et faisant partie d’une époque révolue. Il a pourtant un début bien daté et il n’a pris fin qu’à la toute fin du XXe siècle. En 1806, Napoléon tente de ruiner la Grande-Bretagne, résistant à L’expansion de l’Empire français, en l'empêchant de commercer avec le reste de l'Europe. Il promulgue le décret de Berlin, qui interdit l’accès des vaisseaux anglais aux ports de la mer Baltique, où elle écoule une bonne partie des marchandises et surtout, où elle s’approvisionne en bois nécessaire à son imposante flotte de guerre. En réponse au blocus, une de solutions de la Grande-Bretagne consiste à se tourner vers ses colonies riches en forêts afin d’importer du bois à grand frais. C’est ainsi que naît au Bas-Canada (Québec actuel) l’industrie forestière et le recours au flottage du bois comme technique de transport, comme cela se pratique en Europe depuis le Moyen Âge. Pendant près de deux cents ans, nombre de bûcherons, souvent des agriculteurs cherchant à arrondir leur fin d’année, passent des hivers complets dans les camps à la solde des compagnies forestières, dans les vallées de l’Outaouais, de la Mauricie ou d’ailleurs, pour ensuite profiter de la débâcle printanière (dégel) pour descendre les billots de bois abattus jusqu’aux scieries, puis jusqu’au port de Québec. La première cage (train de bois), composée de chêne et de pin blanc, est conduite en 1806 par Philemon Wright (entrepreneur et spéculateur d’origine américaine) sur la rivière des Outaouais jusqu’à Québec. La technique des cages consistent à relier les billes (ou troncs) entre eux pour en faire de radeaux rudimentaires pilotés et habités par des cageux (en anglais raftmen) afin d’en faciliter le transport, là où les rivières sont praticables, depuis les scieries jusqu’au port de Québec. Mais pour acheminer d’abord le bois des camps de bûcherons aux scieries, de plus en plus distants les un de autres, on recoure à partir de 1830 à la drave, ou flottage libre du bois, un moyen de transport économique et pratique qui est toutefois très dangereux et cause de nombreuses victimes de noyades, d’hypothermie ou de blessures mortelles, en particulier lorsque les draveurs doivent briser les embâcles. Le recours à la drave diminue fortement au milieu du XXe siècle, alors qu’elle est progressivement remplacée par le transport routier, plus pratique pour accéder aux camps éloignés des berges, plus sécuritaire pour les travailleurs et moins néfastes pour les écosystèmes. Des images tournées en 16 mm dans les années 1970 montrent toutefois l’importance que la drave revêt encore à cette époque l sur la rivière Gatineau et la rivière des Outaouais. Juste en face du Parlement du Canada, À Ottawa, un jeune draveur, bénéficiant (à la différence de ses ancêtres!) d’une passerelle sur laquelle circuler, s’affaire à conduire des billes, dont on peut suivre une partie du parcours à travers des système de glissoirs, ces passes artificielles en bois permettant aux billes de contourner des obstacles ou des rapides trop dangereux. Le transport du bois par flottage persiste jusqu’à la fin du XXe siècle. Il faudra attendre les interdictions en 1994 (Outaouais) et en 1995 (Saint-Maurice) pour qu’elle disparaisse définitivement au Québec. »

Un commentaire a été ajouté par jlafortune :

« ça parait pas comme ça mais il parait que c'était très dangereux comme métier. Les draveurs pouvaient tomber entre les pitounes etc. Dure époque pour nos ancêtres quand même! »

Un commentaire a été ajouté par andredemers :

« des milliers de pitounes dorment maintenant dans nos rivières! »

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