Rodger Brulotte

Natif de Rosemont, Rodger Brulotte est devenu en 1990 l'expert-analyste du baseball des Expos à RDS en plus d’occuper différents postes dans le département des relations publiques et du marketing des Expos. Il anime maintenant sur les ondes de CKAC Sports, l’émission Bonsoir, elle est partie!

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À propos du mariage et de la religion

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Le mariage… quand je pense au mariage, je dois penser à ma mère et mon père. Mon père est catholique, ma mère est protestante anglicane. Quand elle s’était mariée à l’église Ste-Philomène à l’époque, qui est maintenant rendue St-Esprit, sur Masson et 4e , à Montréal. Vu qu’elle est protestante, elle a pas eu le droit de se marier à l’autel principal. Faut le faire, hein!
L’autel auxiliaire à l’église. À côté. Et dans son contrat de mariage, obligatoire que ma sœur et moi si jamais elle était pour avoir des enfants – elle en a eu 2 finalement – obligés d’être des catholiques et non pas des protestants. Aie, on parle des années 40! C’est incroyable! À quel point l’Église était dominante. 

La religion 
Mais les francophones allaient à l’église. Aie, le premier vendredi du mois, fallait que t’ailles à l’église. T’allais à la messe. Toute l’école allait là. 
Troisième, 4e, 5e année, t’allais te confesser la veille de… qu’est-ce que t’as à dire à la confesse en 3e et 4e années… Comment faire peur à des enfants. Qu’est-ce que tu veux que je dise : Ah, j’ai blasphémé! Trois chapelets. T’avais peur, dépendant quel prêtre était là. Tu savais quel prêtre était plus difficile ou moins difficile. 

Destinations voyages de noces 
À Pocono… C’était populaire. Dans le coin de Philadelphie. Ça allait là.Dans le Nord, les Laurentides, l’Estérel. Tremblant, c’était loin. St-Sauveur. Dans les Cantons-de-l’Est. C’était ça les voyages de noces. Souvent, dans le coin de Old Orchard. Pas grand monde prenait l’avion. Les avions, c’était des affaires qu’on regardait en l’air! On voyait pas ça souvent. Tsé, le lit en cœur… J’sais pas, j’ai jamais fait toutes ces affaires-là, mais c’était ça. Je pense que les plus grandes traditions qu’on a manquées, je trouve … 

La bénédiction paternelle au jour de l’An 
Le plus beau geste d’amour que mon père m’a fait toute ma vie, jusqu’à temps qu’il meurt, c’était la bénédiction traditionnelle du jour de l’An. Ça, là, de voir ton père… Quand t’es jeune, t’es gêné. Ce qui est normal. Pis ton père est émotionnel, pis tu ne comprends pas. Mais demandez ça à des gens qui ont vécu ça. Pis y a pas grand pères qui n’ont pas pleuré. C’est beau! Tu te mets à genoux devant ton père et là ton père te souhaite une bonne année, te bénit avec son cœur, avec son amour, pis il te dit : «Je vais tout faire pour t’assurer une belle qualité de vie». 
Je pense que si on revenait à cette valeur-là, peut-être qu’y aurait des pères qui seraient un peu plus compréhensifs. Pis c’est toujours l’aîné de la famille qui le demande, fait que c’est moi. Pis j’allais voir mon père, pis on se mettait à genoux, pis il nous bénissait. 
Ça je trouve que c’est une tradition, que malheureusement, qu’on a laissé partir. Elle est tellement belle, par contre. Tellement tellement belle! (il est ému)
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