Tous les peuples fêtent le solstice d’été, autour du 21 juin, par un feu de joie. Pour une nation francophone et catholique, l’événement s’est transformé en fête religieuse. Le 24 juin, on fête saint Jean-Baptiste, le symbole tout indiqué pour représenter la francophonie canadienne et célébrer le début de l’été par un grand feu de joie.
En 1843, en pleine période de trouble, un jeune éditeur Ludger Duvernay fonde la Société Saint-Jean-Baptiste, pour défendre la langue française. Et, depuis 1948, on décore les maisons, les rues des villages et des villes de drapeaux fleurdelisés. À Montréal, la rue Sherbrooke devient un immense terrain de festivités, dont l’attrait principal est la parade.
Nos films vous font découvrir l’évolution de ces défilés : du petit saint Jean blond et bouclé, armé d’un bâton de berger, son petit mouton à ses pieds, jusqu’au saint Jean Baptiste plus grand que nature, dans la tradition des hommes forts du Québec!
Événement familial très prisé, le défilé rassemble le long de son parcours toute la famille, les amis, la parenté. Les chaises pliantes, les enfants sur les épaules de papa… et les papas s’en donnent à cœur joie, filmant tous les clowns, majorettes, chars allégoriques et personnalités connues du monde artistique, sportif et politique. Les chars allégoriques, d’ailleurs, sont souvent des tableaux glorifiant le passé religieux et agricole de la nation québécoise.
Certaines années furent plus houleuses… Par exemple, en 1968, la veille d’élections fédérales et avec Pierre Elliot Trudeau à l’estrade d’honneur, les manifestants indépendantistes le prirent pour cible en raison des sa position anti-séparatiste. Des projectiles furent lancés en direction des dignitaires et une altercation majeure entre les policiers et les partisans indépendantistes se termina par 290 arrestations, (parmi eux Tex Lecor et Reggie Chartrand – Chevaliers de l’indépendance, et Pierre Bourgault, du Rassemblement pour l’indépendance nationale - RIN) et plus de 125 blessés. Les choses s’envenimèrent, la foule pressée le long de la rue Sherbrooke fut rapidement incontrôlable, des autos renversées et incendiées. Des émeutes éclatèrent, on appela cette journée le «Lundi de la matraque». Mais le défilé reste pour beaucoup de Québécois, un moment fort de l’année, surtout depuis que cette journée est fériée : pas en l’honneur de saint Jean, mais bien pour souligner notre appartenance à la langue française et affirmer notre identité.
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- 13 janvier 2012 Effectivement inédit. Bravo et merci pour cette rareté, relatant le pire sinistre de l'histoire...
- 27 décembre 2011 Je tiens simplement à spécifier que le «beau Météor propre en dedans comme en dehors», c'est dans...
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- 30 août 2011 Bonjour à tous! Je m'appelle Anne Lalancette et j'ai eu la chance de visionner le magnifique...


Un commentaire a été ajouté par MarieMichele : 06 avril 2010