L'épluchette de blé d'Inde
Au début de la colonie, les Amérindiens le consommaient en farine et dans la soupe. On connaît l'histoire de Christophe Colomb qui, croyant arriver aux Indes alors qu'il accostait aux Caraïbes, a nommé les indigènes Indiens et cet étrange végétal : blé... d'Inde!
Lors de leurs corvées automnales, les colons français, visant à emmagasiner les réserves pour l'hiver, en ont fait un événement de réjouissance et de rassemblement avec les voisins, la parenté et les amis. On faisait cuire les épis dans la cuisine. C'était l'occasion d'un gros repas: soupe aux pois, ragoût de boulettes, tourtières, tartes et crème fraîche. Puis, danse, violon et accordéon.
L'épluchette de blé d’Inde au Québec, c'est devenu l'occasion de se retrouver en famille, avec la famille élargie, les voisins, les amis. C'est un très gros party, sans doute le plus gros de l'année. Au milieu du mois d'août, les familles se réunissent en grand nombre: c'est le dernier grand rassemblement de l'été. On fait cuire les épis dehors, dans d’immenses marmites. La livre de beurre trône au centre de la table qu’on a improvisée. On profite des derniers beaux jours: on s’adonne à des jeux, on boit beaucoup de bière...
Traditionnellement, on élisait un roi et une reine. Dans la cour, on disposait plusieurs poches d’épis de maïs et tous s’amusaient à les éplucher. Les jeunes gens s’en donnaient à cœur joie, puisque celui qui trouvait l’épi coloré devenait roi de la fête, et la jeune fille qui trouvait l’autre était couronnée reine! Un rituel semblable à celui de la fête des Rois mages. Dans les temps plus anciens, on sortait le violon et l'accordéon. Plus près de nous, dans les années 70-80, on engage une discothèque mobile...
Un commentaire a été ajouté par Lucky : 11 décembre 2009