La pilule contraceptive : la science au service de l’émancipation de la femme
Lorsqu’en 1956, un médecin états-unien, Dr Gregory Pincus, invente la première pilule contraceptive, c’est la vie des femmes qui sera bouleversée. Ce mélange d’hormones, d’œstrogènes et de progestérone, permet de contrôler la capacité de procréer des femmes. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les femmes exercent un plein contrôle sur leur corps. Il est loin le temps où elles avaient pour principale fonction la procréation et où les familles nombreuses, parfois de 15 enfants, étaient encouragées par l’Église. L’histoire de la société québécoise est d’ailleurs marquée par ce que l’on nomme le Baby Boom, soit une augmentation importante des naissances dans les années 1950 et 1960. Or, la pilule permet une vraie révolution sexuelle et sociale. La femme peut décider du moment où elle aura un enfant et en contrôler le nombre. On peut alors mieux planifier la famille. Ainsi, les familles des années 1970 et 1980 sont moins nombreuses. Il est alors commun de voir des familles avec un seul enfant. Cette planification des naissances permet aussi aux femmes d’exercer un métier, une profession. On verra alors plusieurs femmes poursuivre des études et entreprendre des carrières. La pilule contribue ainsi à l’émancipation de la femme au XXe siècle.