Au début du XXe siècle, on ne se préoccupait pas de l’environnement. On pensait que la nature avait la capacité d’absorber et d’éliminer tout ce que les sociétés humaines industrialisées produisaient. On se souvient de l’oncle ou du voisin qui allait se débarrasser d’un vieil électroménager en le transportant au bord d’un boisé ou dans un terrain vague. La plupart des municipalités et des usines déversaient leurs eaux usées dans les cours d’eau ou dans le fleuve Saint-Laurent. On vidait les cendriers des voitures sur le bord des trottoirs. Aujourd’hui, ces pratiques nous apparaissent impensables. Or, la conscience environnementale est apparue récemment. Dans les années 1970, des groupes écologistes commencent à alerter la population et proposent de nouvelles pratiques qui respectent l’environnement. Les mentalités changent peu à peu. Par exemple, on ferme maintenant le robinet lorsqu’on se brosse les dents. On éteint le moteur de la voiture et
on recycle nos déchets. Or, un Canadien produit 418 kg de déchets en moyenne par année. Près de 75% de ces déchets se retrouvent encore dans des sites d’enfouissement. On prévoit déjà atteindre la capacité maximale de la plupart des sites d’enfouissement dans les prochaines années. Il semble qu’il y ait encore du travail à accomplir, d’autres gestes à poser pour l’environnement. Est-on obligé, par exemple, d’utiliser de l’eau potable pour nettoyer son entrée de garage ou pour laver sa voiture ?