Au tour de Daniel Dupré: Par deux fois chez Madame Dunnigan
Bien sûr, il n’y a pas que moi avec mes histoires. On est trois fous glaneurs de films dans cette belle aventure: il y a les trouvailles d’Olivier Granger et de Daniel Dupré, mes acolytes, mes amis. J’ai démarré tranquillos en 1997, dénichant des films de famille au petit bonheur. Mais à partir du moment crucial où mon cher vieil ami Daniel Dupré — bientôt trente ans d’amitié, on s’est connus en Études françaises à l’Université de Montréal — a dit un grand OUI à cette vague idée que j’avais de partager ces films dans le cadre d’une émission de télévision, la recherche est devenue plus intensive, et il s’est mis à trouver, lui aussi, des films de famille. Et lui aussi a ses histoires mémorables. En voici une. À lui le micro: «Septembre 2005. Un lot à aller chercher, quand même pas à la porte à côté : Bedford, une jolie petite maison près de la rivière. Plusieurs bobines de la famille Dunnigan et du beau stock familial comme on en cherche. En plus, une chouette madame, intéressante et intéressée au projet; on prend un réel plaisir à jaser tous les deux. Elle me parle fièrement de son fils photographe et me montre quelques-unes de ses œuvres qui témoignent des beautés du Québec dans des revues internationales. Photos d’une qualité impressionnante. Plus tard, je verrai un magnifique livre de photos de son fils Pierre à la bibliothèque de mon collège [le cégep de Granby–Haute-Yamaska], parmi les nouveautés, “Mi-Carême, une fête québécoise à redécouvrir”. Un ouvrage magnifique qui me confirme que l’intérêt de madame Dunnigan pour notre projet et le patrimoine est réel et qu’il s’est transmis par les gènes! Madame Dunnigan me dit qu’elle a d’autres films, peut-être “moins intéressants” pour elle, mais plus vieux. Si on les veut, elle les cherchera et nous les donnera aussi. La première partie était déjà bien, mais le second lot! Le petit train du Nord à la fin des années 30, la brasserie Dow au début des années 40, la visite de la Reine d’Angleterre au Québec, des trains à vapeur, la cabane à sucre des années 40, des parades de chevaux de la bière Black Horse: du noir et blanc unique, sublime.» Sublime en effet. L’histoire aussi est belle. C’est beau un passionné qui raconte. Merci Daniel