Blogue (282 articles)

  • Anne Lalancette et sa famille

    C’est pour commémorer les 20 ans de la mort de son père Émilien qu’Anne Lalancette, une jeune trentenaire, a contacté l’équipe de J’ai la mémoire qui tourne. Anne souhaitait faire transférer des milliers de pieds de films de famille, endormis dans la maison familiale. Émilien allait pouvoir revivre par le film, Anne pourrait retracer ses racines.
  • Pierre Viau en expédition

    Pierre Viau fait partie d'un groupe à part. Dans les années 1970, sa bande et lui ont été les premiers Québécois à franchir une montagne de plus de 6000 mètres, l'Alpamayo, au Pérou. Un exploit pour l'époque et ce malgré les équipements mis à leur disposition.
  • L’ÉTAPE DANS LE PARC DES LAURENTIDES

    Dès le XIX, des abris distants de 12 à 20 kilomètres les uns des autres, jalonnent le parcours. Dès 1869, un premier relais est établi à 95 kilomètres au nord de Québec,
    sur l’emplacement actuel du site de l’Étape. On y retrouve une cabane en bois et un four à pain. En 1942, s'ajoute un poste de protection des forêts. Au début des
    années 1950, le gouvernement provincial fait construire un complexe hôtelier qui sera démoli en 1973 afin de faire place à de nouveaux bâtiments. En septembre
    2003, le bâtiment principal de l’Étape est complètement ravagé par un incendie. Les installations seront reconstruites en 2006.

    Le parc fut créé en 1895 par le premier ministre conservateur Edmund James Flynn. Dès 1927, la chasse aux caribous sera interdite et passe sous le contrôle de l’État.
    Des quotas et des amendes s’appliquent sur l’ensemble du territoire. Après une chasse abusive, le gouvernement du Québec prend en main en 1928, la surveillance
    complète du parc tant du point de vue de la forêt que de la préservation de la faune. Plusieurs gouvernements ont successivement manifesté l’intention de tracer une
    route praticable. Le premier projet de construction d’une route date de 1863. Le gouvernement de l’époque mandate une équipe d’arpenteurs afin de trouver le
    meilleur tracé pour la future route. Le groupe se compose de Joseph-Xavier Perreault, John Nelson (père) et Achille-Alfred Hamel. L’expédition dure moins d’un
    mois et fait peu de bruit, malgré une publication relatant ce voyage.

    La section qui traverse la réserve faunique des Laurentides est l'une des routes les plus dangereuses du Québec. Elle traverse un plateau montagneux qui engendre de
    fortes variations de température. Le parcours routier est particulièrement difficile l'hiver en raison de la glace, de la neige et de la poudrerie. L'altitude, les forts vents
    et le froid rendent la visibilité et le déneigement difficiles. On y dénombre 66 accidents mortels avec blessés en 2006, 55 en 2007, 55 en 2008 et 47 en 2009. Comptant un nombre important de collisions frontales, elle est l'une des routes où le nombre de collisions avec les orignaux est le plus élevé dans la province. On y compte ainsi en moyenne 45 collisions avec ces animaux par an, dont 90 % se produisent entre le crépuscule et l'aube. Il est possible d'y rencontrer d'autres animaux sauvages tels des ours et porcs-épics. Ce passage est fermé quelques fois par année pour des raisons météorologiques ou à cause d'accidents. Une entente entre les gouvernements du Québec et du Canada va permettre de
    transformer cette dernière section en route à 4 voies et à 2 chaussées séparées pour en améliorer la sécurité. Selon le Ministère des transports du Québec (MTQ),
    l'autoroute aura 122 km de complétée d'ici la fin de 2010. La mise en service complète est prévue pour 2010. Selon le responsable du Bureau de surveillance du territoire de la Sureté du Québec pour le district du Saguenay-Lac-St-Jean, le bilan routier s'améliore depuis quelques années (2006-2009), au fur et à mesure que des tronçons de nouvelle route sont
    ouverts.

    La réserve faunique de 7 861 km! L’Étape est à 135km de l’entrée du parc.
     

  • EXPO QUÉBEC

    La plus grande foire agricole de l’Est du Canada un évènement annuel qui se tient à Québec durant 12 jours à la fin août. Il est devenu, au fil du temps, le repère de la fin de l'été. En 2010, il se déroule du 18 au 29 août. Il s'agit à la fois d'une foire agricole, d'une foire commerciale et d'un parc d'attractions temporaire. L'évènement comporte également une programmation artistique et culturelle variée. Il accueille près de 400 000 visiteurs par année. Expo Québec se tient sur les terrains d’ExpoCité, dans le quartier Lairet. Ce terrain était connu avant 1997 sous le nom de Parc de l'exposition. L'ancêtre d'Expo Québec fut la première exposition agricole tenue à Québec, en 1854. Cette exposition alterne entre Québec et Montréal quelques années, puis s'établit dans la haute ville de Québec. La Compagnie de l’Exposition de Québec naît à cette époque. En 1898, la compagnie achète la propriété Gowen à Limoilou, afin d'avoir une superficie assez vaste pour ses activités. Ce site, à proximité de la rivière Saint-Charles et des voies ferrées, est toujours celui qu'occupe Expo Québec aujourd'hui. En 1911, la Ville de Québec acquiert les terrains de la Compagnie et crée la Commission de l’Exposition Provinciale, ancêtre d'ExpoCité. Des pavillons permanents sont construits. Dès 1921, l'Exposition provinciale accueille 50 000 visiteurs. (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Expo_Québec)
  • POPULATION MONTRÉAL

    1893-1930 L'ouest et l'est du quartier se développent en parallèle. L'arrivée du tramway de la Montreal Park & Island en 1893, la baisse de la mortalité infantile et l'immigration massive liée à l'essor industriel accélèrent le développement à l'ouest de façon très diversifiée, voire désordonnée. Les gens se déplacent dans le secteur et y trouvent un refuge résidentiel à l'abri des industries mais bien relié à celles-ci par le tramway. Les églises Saint-Édouard (1895), Saint-Jean-de-la-Croix (1900), Saint-Jean- Berchmans (1908), Notre-Dame-de-la-Défense (1910), Shaw Memorial Methodist 1900), Amherst Park, Congregational (1899) et St.Albans American (1898) sont fondées au cours de cette période, reflétant notamment l'existence des trois groupes culturels présents dans le secteur. Les promoteurs leur vantent « les mérites de la vie à la campagne, l'air pur, le calme, loin de la rumeur de la ville ». Entre 1910 et 1930, ce sont les commerces qui poussent en grand nombre rue Saint-Hubert (l'actuelle Plaza Saint-Hubert) et boulevard Saint-Laurent. Au sud, près des voies ferrées, les carrières De Lorimier et Martineau sont exploitées tandis que des bâtiments industriels, dont la cour à bois L. Villeneuve & Cie (1910), les ateliers municipaux (1910), l'usine Catelli en 1911 et l'édifice de la Coca-Cola (1929-30), génèrent plusieurs emplois. Les garages et entrepôts de la Montreal Street Railways (aujourd'hui garages de la STM) sont installés vers 1900.
  • ST-ANNE-DE-BEAUPRÉ

    Le Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré attire à chaque année, plus d’un million et demie de personnes, composés de pèlerins et de visiteurs qui y viennent pour se recueillir ou pour découvrir son histoire. Une histoire riche de 351 ans de faits et d’événements qui lui valent aujourd’hui d’être un des plus importants lieux de tourisme religieux et historique au monde. Le Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré est et a toujours été considéré comme un HAUT LIEU DE PRIÈRE. Les gens d’ici ont su trouver en Sainte-Anne un chemin de simplicité et de vérité qui les conduit à Jésus, leur révèle l’église et les oriente dans leur vie chrétienne. L’histoire de la Basilique Ste-Anne débute 124 ans après la découverte du Canada par Jacques Cartier (1534) et 50 ans après la fondation de la Ville de Québec par Samuel de Champlain (1608). Le 29 mars 1922, un incendie détruit la Basilique qui attire des milliers de personnes. 1923 : l’année suivante on construisit la basilique que nous pouvons voir de nos jours. Elle a été consacrée par le cardinal Maurice Roy le 4 juillet 1976. Cette nouvelle construction était tournée vers l’avenir, mais en fidélité avec le passé. On avait et on aurait besoin d’une grande église, et on voulait qu’elle soit belle et que les pèlerins en soient fiers. D’un style néo-roman, elle offre à la vue un ensemble très harmonieux, et toute sa décoration est très soignée. 2008 : c’est le 350e anniversaire de fondation. Avec le 400e anniversaire de la Ville de Québec, il a été sans contredit l’un des plus importants événements historiques et touristiques au niveau international de la décennie. De l’autre côté de l’église, on trouve le Cyclorama de Jérusalem qui abrite le plus grand panorama au monde reproduit sur toile. Mesurant 14 mètres de haut et 110 mètres de circonférence, cette illusion extraordinaire vous donnera l’impression d’être vous-même à Jérusalem et de revivre la crucifixion. Vous pourrez visiter galement la Chapelle commémorative qui rappelle la troisième église, qui accueillit les pèlerins de 1676 à 1876, la Scala Santa abrite à l’étage une réplique du Saint- Escalier que Jésus gravit pour aller devant Ponce Pilate.
  • LA RUÉE VERS L’OR EN ABITIBI

    Au début des années 1910, les prospecteurs miniers du nord-est ontarien suivent la faille de Cadillac, ce qui leur permet de faire d’importantes découvertes de cuivre et d’or. Les mines de l’Abitibi deviennent, dans les années 1930, les principales productrices d’or du Québec. L’histoire des mines de la région du Témiscamingue et de l’Abitibi remonte au début de la Nouvelle-France, dans les années 1600. C’est alors que l’existence d’une première mine a été signalée aux explorateurs français de passage sur le lac Témiscamingue. Par contre, lorsque l’industrie minière prendra définitivement son envol, les activités de prospection et de mise en valeur se situent dans les régions voisines, dans le nord-est ontarien d’abord, mais surtout en Abitibi. Les prospecteurs suivent la faille de Cadillac et vont de découvertes en découvertes. Les gisements de divers métaux et d’or en particulier transforment le paysage de la région. En quelques années, de nombreuses villes minières voient le jour dans la région et contribuent grandement au développement économique de l’Abitibi et du Témiscamingue. Remontons d’abord au XVIIe siècle, dans les premiers temps de la Nouvelle-France. Inspirés par les découvertes espagnoles au Nouveau-Mexique, les Français se mettent à la recherche de gisements de minéraux, espérant effectuer de grandes découvertes qui leur permettraient de remplir les coffres de l’administration et de financer les voyages d’expédition. L’apport des Amérindiens à ce sujet leur sera d’un précieux secours puisqu’ils connaissent fort bien le territoire et les ressources qu’il contient. À titre d’exemple, en 1686, dans la région du Témiscamingue, des Algonquins montrent aux voyageurs français l’emplacement d’une mine de plomb argentifère dans l’actuel canton de Guigues. Par contre, après son évaluation, on constate que son éloignement géographique constitue une embûche majeure à sa rentabilité. Cette mine de plomb argentifère sera finalement mise en valeur dans les années 1870, marquant ainsi les débuts de l’industrie minière dans la région de l’Abitibi et du Témiscamingue. À cette époque, les prospecteurs miniers fourmillent dans la région du lac Témiscamingue, tant du côté québécois que du côté ontarien. Au tournant du XXe siècle, des mines sont exploitées dans le canton de Fabre, mais leur durée de vie est éphémère. Toutefois, dès 1903, à la suite de la découverte d’un important gisement de cobalt, du côté ontarien du lac Témiscamingue, les prospecteurs abandonnent Fabre et se dirigent vers la zone de Cobalt. L’avenir leur donnera raison. Ainsi, à l’été 1904, quatre mines entrent en activités dans ce secteur. L’année suivante, le développement minier démarre sur une large échelle à Cobalt et des mines et des camps miniers apparaissent ici et là. En 1907, 500 compagnies sont actives dans le secteur de Cobalt et de Larder Lake. En 1908, la population de Cobalt, jusque-là inexistante, est estimée à 7 000, et certains avancent même le chiffre de 12 000 personnes, en 1909. Toutefois, ces gisements marquent rapidement des signes d’essoufflement. Au début des années 1910, les prospecteurs se tournent vers d’autres zones situées des deux côtés de la frontière interprovinciale. Ils suivent la faille de Cadillac qui s’étend du nord-est ontarien jusqu’à Val-d’Or. En 1911, Edmund Horne effectue ses premières découvertes dans le canton de Rouyn. Il retourne dans ce secteur les années suivantes et, en 1920, il jalonne des terrains sur le nord du lac Osisko. D’autres gisements sont mis à jour par la suite. À compter de 1922, c’est la ruée minière dans ce secteur, principalement après les découvertes de gisements Powell et Horne. En 1925, des financiers new-yorkais fondent la Noranda Mines Limited et cette compagnie achète les terrains du prospecteur Horne. La Noranda Mines entreprend alors la construction d’une mine, d’une fonderie et d’une ville, baptisée Noranda, sur les bords du lac Osisko. À la même époque, les prospecteurs poursuivent leur travail d’exploration et se rendent dans la région des sources de la rivière Harricana, où ils découvrent d’importants gisements aurifères dans le secteur qui s’étend des actuelles villes de Cadillac à Val-d’Or. Ce dernier secteur s’avère l’une des plus riches découvertes faites jusque-là. La mine Lamaque, qui ouvre à proximité de l’actuelle ville de Val-d’Or, devient rapidement la plus grosse productrice d’or de la province de Québec. Ainsi naît Bourlamaque, une ville de compagnie. Parallèlement à cette dernière se développe Val d‘Or, à l‘initiative des commerçants. On retrouve le même phénomène avec les villes de Noranda et de Rouyn. L’augmentation du prix de l’or, de 20 $ à 35 $ l’once, en 1934, entraîne l’ouverture de la plupart des mines d’or de la région. La mise en activités des mines abitibiennes a des retombées sur l’ensemble de l’économie provinciale puisqu’elles permettent à l’industrie minérale québécoise de prendre son envol définitif, à compter des années 1930. Au total, de 1927 à 1950, 50 mines entrent en production en Abitibi et au Témiscamingue, la plupart étant situées le long de la faille de Cadillac; 40 d’entre elles produisent de l’or, neuf du cuivre, du zinc et de l’argent et une du molybdène. La production des mines d'or de l'Abitibi et du Québec atteint son apogée en 1942, pour ensuite décliner jusqu'en 1947. Cela s'explique par des restrictions imposées en raison de la Deuxième Guerre mondiale, notamment en ce qui a trait au matériel de production et à l'outillage utilisé pour l'extraction. Il faut ajouter à cela la rareté de la main-d'oeuvre puisque les hommes sont mobilisés au sein des forces armées canadiennes. Pour pallier la pénurie de main-d'oeuvre, les compagnies embauchent des fils d'agriculteurs des zones rurales. Jusque-là, des travailleurs ontariens et des immigrants formaient l’essentiel de la main-d'oeuvre. La plupart d’entre eux étaient arrivés en même temps que la compagnie minière. Malgré certaines difficultés, l’intérêt pour l’exploitation minière se maintient et après la Deuxième Guerre mondiale, la prospection gagne le district de Chibougamau-Chapais. L’industrie minière débute lentement autour du lac Témiscamingue, dans les années 1900, notamment dans le secteur de Cobalt, en Ontario. En 1910, les prospecteurs suivent la faille de Cadillac et découvrent d’importants gisements de cuivre et d’or, les années suivantes. Dans les années 1920, la Noranda Mines Ltd. entre en production. Les mines d’or prennent toutefois leur essor à compter de 1934 et la mine Lamaque se hisse rapidement au sommet des productrices d’or au Québec. Sources Marc Riopel, Ph.D. Histoire, À travers le temps enr., Hudson, 26 avril 2003.) CASSIDY, George L. Arrow North. The Story of Temiskaming. Coblat, Highway Book Shop, 1976. 398 pages. GOURD, Benoît-Beaudry. " L'Abitibi-Témiscamingue minier : 1910-1950 ". Dans Histoire de l’Abitibi-Témiscamingue, sous la dir. d’Odette Vincent, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995, p. 283-320. Collection Les régions du Québec no 7. QUÉBEC, MINISTÈRE DES MINES ET DES PÊCHERIES, SERVICE DES MINES. L'industrie minière et la statistique de la province de Québec, rapport des années 1942 à 1947. SURTEES, Robert J. The Northern Connection. Ontario Northland Since 1902. North York, Captus Press Inc., 1992. 332 pages. VALLIÈRES, Marc. Des mines et des hommes. Histoire de l'industrie minérale québécoise. Des origines au début des années 1980. Québec, ministère de l'Énergie et des Ressources, 1989. 439 pages. http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=470)
  • CABARETS ET BOITES DE NUITS À MONTRÉAL

    Depuis fort longtemps, Montréal possède la réputation d'une ville animée, où on aime la fête et le divertissement. Déjà durant le régime français, plusieurs auberges avaient pignons sur rue pour accommoder les nombreux coureurs des bois, soldats et marins qui débarquaient régulièrement dans la petite bourgade de Montréal. La première auberge, celle de J. Boisdon (au nom prédestiné), attirait aussi les notables qui aimaient venir y jouer et prendre un verre. Puis avec l'arrivée des Britanniques, on vit apparaître les premières véritables salles de spectacle et de théâtre, notamment le Théâtre Royal construit en 1825 sur la rue Saint-Paul par le brasseur John Molson. Toutefois ce n'est qu'à la fin du 19 e siècle que les Montréalais francophones vont véritablement s'intéresser au spectacle. Le Monument national (1893) du boulevard Saint-Laurent en est le symbole, et vient faire concurrence à l'Académie de musique de Montréal (1875) l'un des théâtres anglophones les plus populaires de la ville où la «Divine» Sarah Bernhardt jouait en 1880. Cependant, c'est au cours des fameuses années folles précédant la crise économique de 1929, que Montréal se transforme en petit Broadway. Au coeur de cette réputation, prédomine le boulevard Saint-Laurent. On assiste à une véritable explosion du nombre de salles de spectacle, de cabarets et de tavernes. Apparaissent aussi les maisons de jeux, les fumeries d'opium du quartier chinois et les maisons closes. Mais avant que ces attractions illicites n'occupent le devant de la scène dans les années 50, il faut se rappeler les belles années des vaudevilles avec Juliette Pétrie, la Poune, Manda Parent et Hector Pellerin. On ne peut oublier non plus, Olivier Guimond fils en spectacle au «Starland» (Monument national), rivalisant avec les rires émanant du «Roxy», en face, où son père Ti-Zoune faisait crouler l'assistance. Puis à partir de 1954 la «Main» et ses nuits se transforment après la publication du rapport du juge Caron, dévoilant la corruption et l'emprise de la pègre dans la ville. Un assainissement est imposé par le jeune avocat Pax Plante et le nouveau maire Jean Drapeau. Le «Roxy» et le «Bijou» sont mêmes démolis, faisant fuir l'atmosphère perpétuelle de fête qui règnait jusqu'alors sur le boulevard. Mais c'est aussi la télévision qui contribue à ce bouleversement en présentant les spectacles de variété qu'on ne pouvait auparavant voir que dans les salles. Désormais, pour s'offrir de l'inédit, on fréquente les boîtes de strip-tease qui ont pris la relève. «Boulevard du crime» durant les années 50, mais aussi et surtout un des pôles de l'activité artistique nord-américaine au cours des années 20 à 40, « La Main» a survécu aux différents épisodes de répression morale et perpétue encore la tradition d'une ville où on aime bien fêter jusqu'aux petites heures... Montréal...le petit Chicago La prohibition américaine a largement contribué au développement d'une certaine forme de vie nocturne à Montréal. De nombreux artistes new yorkais se réfugient à Montréal dans les années 20. Ils contribuent à la naissance des cabarets et des spectacles de variétés qu'on y présente. Mais la mafia suit le même chemin et s'installe à Montréal, faisant de celle-ci un petit Chicago! La rue Clark devient célèbre pour ses maisons closes et ses maisons de jeu. On retrouve même à l'angle des rues Saint-Laurent et Ontario la plus importante centrale de paris téléphoniques d'Amérique. De quoi bâtir une belle réputation à Montréal !
  • cdesmeules

    Publié par : Carmen Desmeules

    Dans : Blogue

    Date : 22 juin 2011

    VAGUES MIGRATOIRES À MONTRÉAL

    Dès le XIXe siècle, le Québec connaît plusieurs vagues migratoires, principalement d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande. Les loyalistes, colons américains fidèles à l’Angleterre, figurent parmi les premiers immigrants; ils ont quitté les treize colonies de l’Atlantique avant l’indépendance américaine.
  • L’APPARITION DE L’AUTOMOBILE

    Ne possédait pas une voiture qui le voulait. En 1909, un simple permis se détaillait 5 $. Avec un salaire horaire oscillant entre 15 ¢ et 50 ¢, la classe ouvrière devait donc travailler entre 10 et 33 heures pour se procurer ce bout de papier. Et c'était sans compter le prix de la voiture et les frais encourus par le ravitaillement en essence, l'achat de pneus et les bris mécaniques. Au même moment, le Modèle T de Ford se détaillait à 850 $. Sans la Dépression, à la suite du krach boursier de 1929, et la Seconde Guerre mondiale, l’usage de l’automobile se serait peut-être répandu bien avant. Quoi qu’il en soit, ce n’est que dans les années 1950 que l’achat d’une automobile s’est véritablement démocratisé, devenant même un symbole d’appartenance à une classe moyenne aisée. Dès lors, l’automobile n’est plus un luxe; avec la migration des populations vers les banlieues, elle devient même une nécessité. Jusqu’aux années 1980, les constructeurs américains, qui, comme les trois mousquetaires, sont quatre à cette époque, GM, Ford, Chrysler et American Motors, occupent une position dominante sur le marché nord-américain. Dans celui-ci, des années 1950 aux années 1980, les voitures de la classe moyenne sont les Chevrolet et Pontiac (General Motors), Fairlaine, Victoria et Mercury (Ford), Plymouth et Dodge (Chrysler), et Rambler (American Motors). De 1950 jusqu’en 1973, le prix de l’essence demeure inférieur à 0, 50 $ US le gallon américain (environ 3,6 litres); les voitures prennent de l’embonpoint et les moteurs de la puissance. Selon des données rendues publiques en 1964, au Québec, 64 % des ménages possèdent au moins une automobile, comparativement à 36 % en 1953. En Ontario, c'est 80 % des ménages qui ont au moins une voiture, comparativement à 65 % en 1953. La Volkswagen Beetle : L’expression ‘ voiture du peuple’ lui appartient en propre et même la Tata Nano ne pourra lui ravir. La première Beetle est sortie de l’usine de montage en 1938 et elle fut rapidement réquisitionnée par l’armée. Elle fut produite en Europe jusqu’en 1978 et transférée au Mexique jusqu’en 2003. En tout, il s’est vendu 21, 529,464 Beetle, lui permettant de ravir le titre de ‘voiture la plus vendue’ à la Ford Model T. En 1970, elle coûtait 2200$ (la new Beetle coûte 22,780$). Volkswagen Golf : Elle va avoir 34 ans en mai prochain. Elle traverse l’Atlantique dès 1975 et devient la Volkswagen Rabbit. Bien qu’elle ait perdu beaucoup de popularité chez nous et nos voisins du sud, la Golf est extrêmement populaire en Europe, en Amérique du sud, ainsi que du côté des pays asiatiques en émergence. A date, plus de 25 millions d’exemplaires ont trouvé preneur et c’est loin d’être fini. En 1975, elle coûtait 3 785$. Ford Série F : Il a fait son entrée disons triomphale en 1948. A l’époque, on les appelait les Ford F1, F2 et F3, toujours selon leurs capacités de chargement. Aujourd’hui, on se prépare à commercialiser la 11ième monture de ce camion pleine grandeur. Ainsi, en soixante ans ce valeureux camion hautement respecté, aura vu ses ventes dépasser les 33 millions d’unités et ce principalement sur le marché des véhicules Nord-Américains. Prix en 1948 : 900$ (en 2008 22 9999.$)
 
Ouvrir une session
 
Infos oubliées?
X
Open