MA PUPITRICE, TOUTE PETITE
Ça se sait autour de moi que je cherche des films de famille. Au travail aussi. C’est ainsi qu’on a eu le film du baptême de Paul Cauchon, collègue au Devoir depuis bientôt 19 ans. C’est un petit film de 50 pieds où, particularité notable, c’est le cardinal Paul-Émile Léger qui officie. Son Éminence est même invitée à la réception du baptême dans la famille de Paul. On a aussi eu les images des 65 films sortis des 65 petites boîtes jaunes Kodachrome de la famille de ma pupitrice au quoditien de la section culturelle, Julie Carpentier. Elle est chouette, Julie, elle a du caractère, on rigole bien. Et c’est drôle comme tout de la voir petite. On la reconnaît. C’est complètement elle, déjà . C’est une enfant des années 70, elle danse beaucoup et tourne en rond souvent. Une vraie girouette. Elle fait aussi des grimaces sur le siège arrière de l’auto. Elle est très proche de sa mère, ça se voit tellement dans les films. Sa mère chantait professionnellement, elle a même enregistré un 45-tours. On voit d’ailleurs Julie au piano avec les lunettes de sa mère: le showbusiness dans le corps, de mère en fille! Petite, Carole (la mère de Julie) a eu la polio: on voit ça, aussi, dans les films les plus anciens du lot. Petite fille en béquilles, vaillante. Toute une époque en un petit bout de film. Merci Julie.